Samedi 13 juin 2009

On peut lire bien souvent toutes sortes de mises en garde contre ce que l’on peut appeler « L’escalade BDSM ». Néanmoins je crois que celle-ci est nécessaire pour maintenir dans le temps ce fabuleux désir de découverte et l’intensité des plaisirs. J’ose croire que mon Cher Monsieur et moi, enfin plutôt lui que moi, a su jusqu’à présent doser comme il se doit cette escalade. J’espère qu’il en sera de même dans le futur. Il faut dire que les domaines d’escalade possible étaient multiples, ce qui nous a peut être permis de ne pas nous perdre corps et âmes, au bout de l’un de ces domaines, comme par exemple mon masochisme.

Mon Cher Monsieur me demande avant tout de faire preuve de sincérité en rédigeant ce Blog, et je veux croire qu’il est bien à l’image de notre relation en disant que l’escalade dans les textes et les images a elle aussi été dosée. Dommage, ont pu dire, ou diront peut être certains !
J’estime qu'aujourd’hui, mais peut être moins que demain, il est temps de faire preuve d’un peu d’escalade au travers de ce Blog. C’est pour moi beaucoup, soyez en convaincus, que de publier cette photo :





Que ressentez vous ? Que voyez vous dans cette photo ? J’aimerais tellement le savoir.
Moi je frémis en me remémorant les sensations de cet instant…

Mademoiselle S.


par Mademoiselle S. - publié dans : Le Journal de Mademoiselle - communauté : Histoires de Soumises
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Lundi 4 mai 2009
Très Cher Monsieur,

Votre soumise vous assure qu’elle se sentait à la fois humiliée par la force de vos réprimandes et souffrait de se sentir indigne d’être votre soumise. Elle aurait pu crier, hurler en vous écrivant, en vous faisant part immédiatement de son désarrois, de sa bien réelle souffrance psychologique, mais elle s’est pliée à ce que vous désirez d’elle, c'est-à-dire le silence dans ces situations, que cela soit en séance, mais aussi hors séance, puisque c’est votre vœu qu’elle soit en tous instants votre soumise.

Quand vous êtes en sa compagnie, que vous la tourmentez, de quelque manière que ce soit, vous pouvez lire dans ses yeux, percevoir chacun de ses mouvements, chacun de ses gémissements interdits, et sa respiration qui en dit tant.
Quand vous n’êtes pas avec elle, mais que vous lui écrivez, vous ne pouvez pas percevoir ses réactions lorsqu’elle prend connaissance de vos écrits tant attendus, tant désirés.
Sachez qu’elle est tout aussi réactive et touchée par vos mots qui claquent que par vos coups de cravache. Sachez que par vos mots vous êtes plus à même de la faire souffrir que par tous les tourments physiques que vous lui infligez. Vos mots peuvent la faire gémir, peuvent la faire pleurer, bien plus que ne le peut la douleur des pinces sur ses aréoles. Vos mots peuvent la combler de plaisir et de bien être, presque tout autant que le peuvent vos baisers.
Quand vos mots lui manque, quand vous ne désirez pas répondre à certaines de ses interrogations elle se sent frustrée, parfois même délaissée. Quand vous lui demandez d’être  sincère, sans qu’elle n’oublie pour autant ses devoirs de soumise, elle se sent perdue, parfois désespérée, bien souvent emprise par la peur de vous irriter et même d’aller jusqu’à vous décevoir. Rien ne lui fait plus peur.
Peut être avez-vous parfois trouvé votre soumise bien désinvolte face à certains de vos écrits, cependant elle vous conjure de croire qu’il n’en a jamais été ainsi, même si vous ne pouviez pas percevoir ses réactions, même si elle n’a pas toujours été capable de vous les faire ressentir par ses propres mots.
Avec ces quelques phrases votre soumise voulait tout simplement vous exprimer que même si vos mots seuls ne peuvent lui suffire, ils ont le pouvoir de terriblement l’affecter, en bien comme en mal.

Elle n’oublie pas non plus la punition qui l’attend lors de la prochaine séance. Elle devait déjà recevoir 8 coups de cravache. Elle estime que pour sa dernière faute, que vous avez qualifiée d’insupportable, un minimum de 4 coups supplémentaires s’imposent, sachant que comme ils seront les derniers parmi 12, ils seront pour elle les plus douloureux.

Avant que vous puissiez entièrement disposer du physique de votre soumise elle vous propose au préalable une première étape où elle peut se mettre à votre disposition avec néanmoins certaines restrictions liées à sa convalescence.
Cette première étape nécessite qu’elle puisse de nouveau marcher avec élégance, qu’elle puisse prendre physiquement toute sorte de positions sans que cela ne provoque de douleurs liées aux suites opératoires.
Votre soumise estime qu’il sera nécessaire encore au minimum d’un mois supplémentaire pour que vous puissiez disposer d’elle comme bon vous plaira.
 
Votre dévouée Demoiselle.
par Mademoiselle S. - publié dans : Correspondance - communauté : Histoires de Soumises
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Vendredi 1 mai 2009
Vous voici de retour après cette interruption forcée de nos rencontres, ce temps de pose a eu au moins un mérite, celui de me permettre de faire le point sur votre éducation et son évolution souhaitable pour les années à venir. Nous avons accompli ensemble un sacré bout de chemin depuis ce 6 décembre 2007, votre parcours vers la soumission fut dévoué même si parfois maladroit et insuffisant de plus et vous le savez ce qui vous fut demandé n’est rien par rapport à l’avenir que j’ambitionne pour vous : faire de vous une soumise à mon goût, sans faire de vous une soumise serpillière. J’ai donc mis à profit cette interruption forcée pour réfléchir aux insuffisances que vous avez montrées au cours de cette période  et aussi pourquoi ne pas l’avouer aux erreurs que j’avais pu commettre dans la manière de conduire votre éducation. Il en ressort ce qui sera votre bréviaire, votre bible pour les années à venir. Il ya tout d’abord les commandements que j’espère vous connaissez déjà par coeur.
 
 
- Montrer en toute occasion votre attachement et le lien fort qui vous uni à moi.
- Accepter en silence d’être humilié tout en me remerciant de vous porter tant d’attention.
- Endurer la souffrance sans gémir et me remercier de vous la donner avec tant d’application.
- Vous soumettre dans la joie et la bonne humeur au moindre de mes désirs.
 
La qualité première requise d’une soumise c’est l’obéissance. Pour le dictionnaire l’obéissance c’est quand une personne adopte un comportement différent quand un autre individu perçu comme l’autorité le lui demande, cette définition est simple, c’est ce que j’attends de vous Ma Demoiselle. Votre désobéissance fut pour moi source d’une « immense frustration » à la limite de la déception. Je sais la très grande souffrance que vous avez éprouvée à ne pouvoir répondre positivement à certaines demandes de ma part. Mais dans un couple D/s il n’y a qu’une volonté, celle du dominant, il n’y a qu’une autorité capable de décider ce qui conviens ou non de faire, celle du dominant. Si lorsque je vous instruis d’exécuter un ordre, après avoir fait tous les efforts possibles vous n’êtes pas capable de répondre positivement à cet ordre, peu  importe votre orgueil, peu importe votre ego de soumise, peu importe votre souffrance de n’être pas à la hauteur de mes attentes, votre devoir alors est d’accepter cette souffrance, cette humiliation et de me prier avec une très grande humilité de vous punir afin  de pouvoir vous pardonner. Vous réfugier dans le silence, comme vous le fîtes, est une attitude totalement indigne d’une soumise, cette attitude montre que vous n’avez pas encore acquis cette certitude que la volonté du dominant est une priorité absolue supérieure à votre ego et tout ce que vous pouvez ressentir. Entre la honte ressentie par la soumise qui avoue sa faiblesse et la frustration ressentie par le dominant qui ne reçoit pas de réponse à ses questions, il ne peut-y avoir de doute sur le choix à faire, n’oubliez jamais la première qualité requise d’une soumise est la sincérité.
 
Une relation D/s ne peut durer sans la sincérité, cette sincérité est essentielle à cette relation, même si elle peut être parfois souffrance pour la soumise. Les motivations d’une soumise sont inaccessibles à un  Dominant, mais le Dominant se doit de savoir lire l’état d’esprit de sa soumise pour mieux la diriger car il sait qu’un ordre mal approprié peut créer chez sa soumise incapable de l’exécuter un état de confusion et de souffrance qu’elle ne saura surmonter par son incapacité naturelle à décider. De même l’état d’esprit d’un dominant est totalement inaccessible à une soumise mais il n’est nul besoin qu’elle se préoccupe de savoir lire les intentions du dominant, elle doit s’appliquer à n’être que le reflet des désirs de celui-ci en exécutant avec application ce qui lui est demandé. Le problème c’est que l’incapacité de la soumise à exécuter un ordre n’est pas simplement source de souffrance pour elle, cette incapacité crée un état de frustration totalement inacceptable pour le dominant.
 
 
Vous-vous êtes plusieurs fois étonnée du besoin que j’avais de vous punir alors que vous m’avez offert votre corps pour que j’en dispose à ma guise et pour mon seul plaisir en usant de la cravache et du fouet. La punition se distingue de la correction, la correction est un acte spontané lorsque la demoiselle n’exécute pas correctement ce qui lui a été demandé, un coup de cravache pour parfaire l’écartement de jambes par exemple. La punition est un acte réfléchi qui ne peu s’appliquer à chaud. Le droit de punir est l’expression de l’autorité donnée au dominant par le don de la soumise. Il est communément admis que la punition est un acte de justice qui vise dissuader, prévenir la récidive, c’est pourquoi même si la demoiselle est masochiste la punition doit se distinguer des gestes érotiques et  ne doit être que douleur, elle marque un manquement à la règle d’obéissance. La punition est la sanction d’un échec pour la soumise mais aussi pour le dominant elle ne peut-être source de plaisir ni pour l’un ni pour l’autre, elle est pédagogique en rappelant à la soumise ses devoirs, ses obligations, ses engagements et les objectifs à atteindre. Elle est aussi expiatoire en mettant fin au ressentiment qu’il a pu ressentir, elle évite au dominant de ressasser indéfiniment la faute, la punition reçue il n’y aura pas lieu de revenir dessus à moins de récidive bien entendu. Enfin elle est la marque de la sincérité du Dominant dans son désir de posséder sa soumise. Pour que la punition ait cette vertu pédagogique il faut avant de l’appliquer que la soumise en ait accepté la réalité et ait été capable de proposer elle-même au dominant une sanction appropriée, proposition que celui-ci est en droit de suivre ou de ne pas suivre.
« Un châtiment est un mal infligé de par l’autorité publique à celui qui a accompli une action que cette autorité  juge être une transgression de la loi » Léviathan II,28
 
Dans un couple BDSM il n’y a qu’un ego, qu’un « moi », la soumise n’existe qu’au travers de l’acceptation de sa soumission aux désirs du dominant. Désormais vous ne pourrez plus écrire comme dans votre dernier article « Je viens d’utiliser le mot « amour » » mais vous devrez écrire « Votre soumise viens d’utiliser le mot « amour » ». Désormais vous utiliserez pour parler de vous dans vos courriers ou vos articles la troisième personne, vous n’emploierez plus le pronom « je » mais à la place vous écrirez « votre soumise », car il n’existera désormais qu’un « je », le mien.
 
 
Désormais il n’y aura pas de tenue de séance et de tenue de ville, vous viendrez à mes convocations vêtue des tenues que vous porterez en séance, je vous indiquerai les types de tenues que je souhaite vous voir porter et vous vous conformerez strictement à ces choix.


Monsieur
par Monsieur - publié dans : Les Articles - communauté : Histoires de Soumises
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Jeudi 12 février 2009
Très Cher Monsieur,

Une femme peut exister pleinement sans être une soumise.
Un grand nombre de femmes, d’ailleurs la grande majorité, vivent leur vie, leur sexualité, sans qu’il n’y ait de soumission dans un « jeu » BDSM, et ce n’est pas pour autant qu’elles sont moins épanouies.
Par contre, la soumise ne peut pas exister sans la femme.
Toute femme ne connaît pas les ressentis bien particuliers d’une soumise, mais comment une soumise pourrait elle ne pas ressentir tous les sentiments, toutes les émotions, que chaque femme peut ressentir à l’égard d’un homme ?
La question est posée.
Il s’agit là de parler de soumission, certes, mais aussi de sentiments, d’émotions dans ce contexte bien précis. C’est un vaste débat, oh combien et maintes fois débattu sur certains forums BDSM. Je ne vais pas disserter sur le sujet, je ne m’en sens pas capable, mais je vais tout de même vous apporter ma vision des choses telle qu’elle se présente aujourd’hui.

Je voudrais tout d’abord encore aborder le sujet des larmes. Les miennes.
Vous avez su les faire couler, bien malgré vous, tout au début de notre relation alors que nous ne faisions que correspondre. J’ai pleuré car nous abordions ensemble des sujets auxquels je suis particulièrement sensible, des thèmes qui sont pour moi porteurs d’émotions. Plus tard vous m’avez avoué désirer me faire pleurer de douleur, que ceci serait un bien beau cadeau à vos yeux. Je n’y suis jamais parvenue. Peut être qu’un jour je pourrai partager avec vous le bonheur de vous offrir ce cadeau. Néanmoins j’ai déjà beaucoup pleuré. A partir de la séance correspondant à la date de ma première contribution à ce Blog, j’ai toujours pleuré dans les heures qui ont suivi, ainsi que parfois, durant les quelques jours suivants.
Pourquoi ce comportement, ces larmes ? Parce que en ces instants je suis heureuse, je ressens du bonheur et j’ai un intense besoin de me libérer d’une surcharge émotionnelle.

Lors de notre dernière rencontre, il faisait beau, nous avons pris votre voiture pour aller nous balader, dans la campagne, au bord d’un canal. A un moment, alors que mes bras étaient détachés, puisque passés autour de votre cou, que ma tête était couchée contre votre épaule, j’ai senti des larmes monter à mes yeux. Je me suis retenue car j’ai eu peur. Peur que vous ne compreniez pas cette heureuse émotion. Mais avant tout j’ai eu peur que votre soumise ne vous déplaise en agissant ainsi.
Vous dites vouloir me faire oublier ma fierté. Bien entendu il s’agit de celle exprimée à votre égard, puisque vous m’avez vous-même invitée à toujours la porter haut vis-à-vis des autres. Vous m’avez également écrit que vous souhaitiez que je sois une femme épanouie et forte dans la vie de tous les jours. Forte je pense l’être, car je n’ai pas le choix, je ne peux pas faire autrement.  Pour faire un parallèle avec ce que vous souhaitez pour ma fierté voici mon interrogation : je peux être forte vis-à-vis des autres, mais vis-à-vis de vous comment puis-je ne pas exprimer toutes mes faiblesses, par le biais de certaines émotions et ces larmes qui parfois les traduisent ?

Toujours à l’occasion cette dernière rencontre, alors que nous étions encore au restaurant, vous m’avez dit que vous me trouviez belle. Vous savez combien ces quelques mots peuvent me toucher, mais vous ne vous êtes pas arrêté là, non, vous avez ajouté que ceci est aujourd’hui la principale raison, même si il y en a donc d’autres, qui vous pousse à me rencontrer. J’ai été subjuguée d’entendre cela. Vous ne pouvez probablement pas imaginer combien cela m’a plu. Mais dites moi, à qui adressiez-vous ces paroles ? A simplement la femme ou à votre soumise ? En réalité peu importe, car je suis votre soumise, mais où je veux en venir c’est qu’en exprimant cela vous ne touchez pas seulement la soumisse vous ébranlez nécessairement la femme, pour moi de manière extrêmement forte.   

Dans votre dernier texte, intitulé, « Ma Demoiselle, un an d’éducation » vous décrivez comment vous m’avez initiée à la soumission. Une initiation ne peut se faire qu’une seule fois et je l’ai faite avec vous. Je considère alors cette initiation comme une marque profonde que vous avez apposée sur moi. Une marque qui imposerait un énorme travail à quiconque voudrait entreprendre de l’effacer.
Dans ce même texte, notamment à propos des marques, vous écrivez :
« … nous conduire dans un voyage d’exploration au cœur des sensualités et des douleurs, de la discipline et des punitions, de l’esthétique et des marques, du fétichisme et de la souffrance … »
Comment puis-je tant aimer ces quelques mots ? Comment puis-je tant aimer vous appartenir ? Comment est il possible pour moi de continuer à vous suivre, avec tant de désirs, sur le chemin que vous dessinez pour moi ?

Avant que nous débutions nos rencontres je vous ai expliqué ce que je désirais. J’ai aujourd’hui honte d’en avoir exprimé autant et surtout avec tant de barrières. Je voulais ce que je qualifie comme étant une relation aseptisée : du BDSM mais sans sexe, sans sentiments trop forts, et donc sans attachement trop important. L’objectif était comme je vous l’avais expliqué, de me protéger contre toute éventuelle déception sentimentale propice à me faire du mal, et j’avoue que j’ai alors bâti une véritable forteresse. Cette forteresse, vous l’avez consciencieusement et fermement prise d’assaut jusqu’à la faire totalement s’effondrer.
De plus, avec l’abandon de soi, toujours plus intense, toujours plus nécessaire, vient peu à peu, mais inévitablement, un désir d’abandon sentimental, et je n’y échappe pas.

Quand certaines limites propres à chaque soumise sont dépassées, quand le don de soi atteint un certain niveau, la grande question, mais aussi le paradoxe, sont alors de savoir s’il s’agit de soumission par amour ou d’amour par soumission ?

Je viens d’utiliser le mot « amour ». L’amour d’une soumise pour son Dominant. Mais comment pourrais-je ne pas utiliser ce mot après tout ce que je viens d’écrire, alors qu’en plus il ne s’agit que de quelques exemples, de situations, de ressentis, parmi tant d’autres ?
Ce mot a des significations variables et est traité de manière plus ou moins respectueuse selon les personnes.
Cette multitude de ressentis, d’émotions, que vous, notre relation, m’apportez, il est nécessaire pour moi de les qualifier, c’est ainsi, je ne peux pas faire autrement. Essayer de définir et ne pas toujours y parvenir est pour moi « une immense prise de tête ».
Alors j’utilise le mot « amour » pour qualifier ce qui ne peut pas l’être. Peut être verrez vous en cela une solution de facilité, mais c’est néanmoins une solution apaisante pour moi.
Si pour une, ou des raisons qui vous sont propres, en tant qu’homme, Dominant, ou même les deux, l’utilisation que je fais de ce mot dans le contexte de notre relation, pourrait vous déplaire, alors voyez plus simplement dans tout ce que je viens d’écrire une marque d’attachement profond d’une soumise pour son Dominant.

Votre dévouée Demoiselle.
par Mademoiselle S. - publié dans : Correspondance - communauté : Histoires de Soumises
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Dimanche 8 février 2009
« O » tient également son Blog : Ouverture du Corps et de l'Esprit

De temps en temps nous laissons toutes les deux un petit commentaire sur le Blog de l’autre.
Suite au texte de mon Cher Monsieur, intitulé « Ma Demoiselle, un an d’éducation », elle m’a adressé un Email en me posant certaines questions. Je vous propose de lire la réponse que je lui ai faite.
Bien entendu, j’ai au préalable demandé la permission à « O », qui l’a également demandée à son Maître, avant de publier ici le contenu de mon Email.
Je vous remercie, tous les deux, très sincèrement.




Chère « O »,

Merci pour votre Email. Je ne m’y attendais pas vraiment et celui-ci m’a vraiment fait très plaisir. Bien sûr que je ne vous en veux pas pour vos questions personnelles, c’est même tout le contraire, cela me fait plaisir. Le Blog a une grande importance pour mon Cher Monsieur et moi, dans le cadre de notre relation, si ce n’est que pour garder une trace de l’évolution de notre histoire. Nous pourrions très bien tenir ce même genre de journal en privé, et si justement nous ne le faisons pas, c’est pour être en mesure de recevoir des mails comme le votre, de pouvoir échanger avec des personnes comme vous. 

Avant de vous donner une réponse, du mieux que je pourrai, car ce n’est pas simple, je vais me livrer à un petit jeu:
Vous voyez, nos deux prénoms comportent exactement le même nombre de lettres, ils commencent et se terminent précisément par les mêmes lettres, mais diffèrent par les lettres qui sont en leur cœur. J’ai l’impression, que nos prénoms, dans leurs similitudes et dans leurs différences sont à l’image de la relation BDSM que nous vivons chacune avec notre Dominant. Nous sommes semblables, parce que nous nous retrouvons dans ce que nous ressentons en qualité de soumise, par contre votre relation est extrêmement sexuelle, extrêmement charnelle, c’est ce que j’ai toujours ressenti en lisant votre Blog, alors que de mon côté elle est bien plus axée sur les plaisirs de la douleur et du bondage, par exemple…

J’en viens maintenant à vos questions :

« Vous savez il faut que je vous pose une question, êtes-vous donc si peu charnelle que cela avec votre Monsieur ?
Etes-vous à ce point cérébrale pour ne pas avoir envie qu'il vous possède ?
Je sais que notre monde possède de multiples facettes, mais celle de la sexualité est si "appréciable". »


Il faut que je vous parle un minimum de moi pour que je puisse correctement vous répondre. Je n’ai eu jusqu'à présent que très peu de partenaires sexuels, les doigts d’une main suffisent largement à les compter! Je ne me suis jamais trouvée sexuellement dans ces relations, elles ne m’ont jamais vraiment plu, elles ne me correspondaient pas. Faute à moi, pas à celle de mes partenaires, à cause de blocages psychologiques, notamment liés au fait que je n’ai jamais aimé mon physique, j’apprends aujourd’hui à l’aimer. J’ai quand même eu des relations sexuelles, car au sein d’un couple j’ai toujours estimé que donner du plaisir à l’autre était important, même si pour moi le plaisir n’était pas toujours là.
Le BDSM et la soumission ont toujours été un fantasme très fort, mais je n’ai jamais cherché à l’assouvir de manière active, je me suis simplement toujours dit : si l’occasion se présente je la saisirai et c’est ce qui s’est passé avec mon Cher Monsieur, car on peut dire que le début de notre histoire est un concours de circonstances assez improbables.
Quand nous avons commencé (avant le début du Blog) c’est vrai que je suis partie bille en tête sur toutes les sensations physiques que peut apporter le BDSM à l’exception des attouchements sexuels. Je voulais savoir si il y avait du plaisir ailleurs, de quelle nature il pouvait être, et compte tenu de mes inhibitions sexuelles par rapport à mon vécu antérieur, c’était pour moi, et pour commencer, une bonne solution.
Cependant mon Cher Monsieur a très bien décrit dans son texte quel était mon état d’esprit à ce moment là : « Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est que ne je peux pas » (en parlant du sexe). Car je lui ai aussi dit, que j’avais envie d’aimer le sexe, que c’était un immense et profond désir que d’aimer le sexe comme jamais je n'avais pu l'aimer. Cette relation de domination / soumission est entre autre (car elle est beaucoup) un support. Et comme mon Cher Monsieur le décrit dans son texte, il a été la clé, le maître de mon évolution, le Pygmalion, car mon évolution est certaine, et peut être vous doutez vous à quel point elle peut me rendre heureuse. Est-ce que aujourd’hui je suis aussi charnelle que vous pouvez l’être ? Je suis sure et certaine que non. Est ce que je le deviendrai ? Peut être. En tout cas c’est pour moi un profond désir même si il y a du chemin à faire.
Mon Cher Monsieur m’a écrit :

« Si je vous avais convoqué la première fois à l'hôtel en vous disant, je veux simplement que vous me fassiez une fellation à genoux au milieu de la chambre, vous n'auriez pas aimé, pas voulu, pas accepté, si je vous demandais cela demain vous viendriez et vous aimeriez le faire pour moi mais aussi vous y trouveriez du plaisir. »
Que dire, sinon qu’il est totalement dans le vrai…

J’espère avoir répondu à vos interrogations, et si ces réponses suscitent d’autres questions, surtout n’hésitez pas, je vous répondrai avec plaisir.
Alors moi aussi, qui suis curieuse, je vais à mon tour vous poser une question, mais répondez que si cela vous plait de répondre.
Vous qui êtes si charnelle, imaginons que dans la relation avec votre Dominant on exclu tout attouchement sexuel, est ce qu'il y a alors des pratiques qui puissent tout de même vous apporter du plaisir ? Par plaisir je ne veux pas forcément parler d’orgasme, mais au moins une sensation de plaisir intense.

Baisers

Mademoiselle S.
par Mademoiselle S. - publié dans : Les Articles - communauté : Histoires de Soumises
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Jeudi 29 janvier 2009
Nous venons de fêter le premier anniversaire du début de nos séances et il est peut-être temps comme le font les marins de faire un point pour savoir où nous sommes. Vous m’avez un jour écrit que je vous manipulais, on manipule quelqu’un lorsqu’on le trompe pour lui faire faire ce qu’il ne désire pas faire. Je ne vous manipule pas, je vous dirige ce qui me paraît somme toute être la place d’un dominant. Tout mon travail sur vous s’apparente à celui d’un artiste, d’un créateur, ce travail depuis un an a consisté à vous faire quitter le monde du fantasme pour vous révéler à vous-même dans la réalité de vôtre soumission et dans le but de modeler une soumise à mon goût. Vous m’avez maintes fois demandé pourquoi je vous avais choisie vous plus particulièrement, la réponse est simple, parce que vous  étiez de la matière première qui n’avait jamais été travaillée et m’offriez en plus du rôle de dominant de jouer rôle de Pygmalion.

Quelle plus belle récompense pour le Pygmalion que j’aime être que cet article intitulé Tourments. Souvenez-vous, lorsque nous échangions simplement sur nos visions respectives du BDSM sans savoir si nous les mettrions en pratique, vous me disiez « rien de sexuel » vous disiez et répétiez concernant le sexe « ce n’est pas que je ne veux pas c’est que je ne peux pas ». Est ce cela qui m’a motivé à vouloir vous prendre en main ? Oui entre autres choses, une femme belle et intelligente attirée par une relation BDSM mais qui refuse le sexe aussi catégoriquement, c’était un matériau de rêve pour moi. Quelle aubaine, vous amener à changer d’avis, vous initier au plaisir, vous amener à reddition, voila le vrai pouvoir, rien à voir avec l’illusion de pouvoir qu’aurait pu me donner une femme consentante. Voila qui me motivait mais aussi me mettait une pression très forte, l’opportunité était rare, la matière première exceptionnelle, je ne pouvais gâcher une telle entreprise. C’est pourquoi je ne m’étais accordé aucun droit à l’erreur et m’étais fixé un délai pour obtenir de vous une fellation en attendant plus. La première tentative pour vous l’imposer fut un double échec, échec du dominant qui n’obtiens pas ce qu’il désire de sa soumise et frustration d’un plaisir espéré mais pas obtenu. La deuxième tentative fut un échec simple, échaudé par la première expérience, je n’avais pas programmé de vous la demander cette fois là, mais une fois en séance malgré mes efforts je ne pu résister à l’envie de l’exiger de vous. Vous me l’avez donnée avec beaucoup de générosité mais aussi beaucoup de maladresse ce qui ne nous permis pas d’aboutir au succès escompté mais au moins le dominant avait obtenu la satisfaction du don de la soumise.

Lors la séance suivante, vous m’aviez trouvé un peu absent au moment du repas qui précédait. C’est vrai que je devais faire face sur le plan personnel et professionnel à beaucoup de problèmes à la fois, mais il y avait en plus une interrogation concernant ce couple que nous formons. Cette fois ci, j’avais décidé de vous demander une fellation et ce ne pouvait être qu’un succès, succès du dominant qui obtiens de sa soumise qu’elle s’exécute et succès de l’homme qui veut son plaisir. Je savais que s’il y avait échec une fois de plus cela signifierait plus que vraisemblablement un renoncement de ma part. A cause de la frustration du plaisir sexuel? Non,  à cause de la frustration du dominant qui n’obtiens pas de Sa Demoiselle qu’elle se plie à son désir, qu’elle fasse ce don d’elle-même qui fait d’elle une vrai soumise. Vous vous souvenez certainement de vos messages d’excuses si souvent répétés après nos premières séances, parce que vous m’aviez refusé trop de contact, trop de sensualité, combien de fois n’avais je pas du vous rassurer en vous disant peu importe ce qui compte c’est que de séance en séance vous progressiez vers ce don de soi que vous me devez en tant que soumise. Mais voila, je m’étais donné un délai pour y arriver nous étions au terme de ce délai. J’ai toujours insisté sur la sincérité comme élément essentiel de notre rapport D/S, un nouvel échec m’aurait fait douté de la sincérité de votre soumission. J’aurais pu vous mettre la pression en vous disant ceci, mais obtenir le don de la soumise par le chantage n’aurait apporté au dominant aucune satisfaction, je voulais obtenir « le don de la soumise », un don gratuit. Ce jour là vous m’avez accordé le don de la soumise, vous qui ne parliez que douleur et bondage et refusiez toute forme de sexualité, vous m’avez offert une fellation qui m’a conduis au bout de la jouissance, vous avez avalé « la liqueur du Maître » comme pour mieux vous imprégner de votre état de soumise. Le silence qui vous fut nécessaire par la suite, avait apporté le doute dans votre esprit quant à la justification de continuer ce voyage au fond de votre soumission.  Il me fallait à travers une séance spécialement adaptée vous amener à lever ces doutes et que vous me fassiez  l’affirmation de ce don pour que je puisse l’accepter pleinement. Non, Ma Demoiselle, je ne vous ai jamais manipulé, je vous ai dirigé et j’ai bien l’intention de continuer car j’ai de très nombreux projets vous concernant.



Après avoir fait le point le marin corrige la route pour atteindre le port de destination en l’occurrence pour vous non pas être une soumise parfaite, mais plus simplement une soumise à mon goût. Vous êtes curieuse aussi vous vous demandez quelle route nous allons suivre, sur quoi va porter mon travail.  Vous êtes très fière voir orgueilleuse, à juste titre certainement, de vos qualités intellectuelles et de vos capacités pourtant désormais tandis que vous devrez continuer à porter haut ces prétentions face aux autres, vous devrez vous comporter humblement vis-à-vis de moi, vous allez devoir accepter de vous rabaisser au rang de petite fille obéissante qui sera punie et sermonnée voir giflée pour chacun de ses manquements à « l’obéissance » qui m’est due. A propos des gifles, merci de m’avoir dit que vous considériez cela comme une violence, sachez que vous voir les accepter tout de même  fut un grand moment de jouissance pour votre Monsieur.

Je suis persuadé que mettre votre fierté entre parenthèse sera une épreuve bien plus difficile pour vous que tout ce que vous avez accepté à ce jour. Bien sûr pas en séance, votre docilité alors m’est totalement acquise. Mais désormais ce mot soumise ne doit pas faire référence qu’à une relation fétichic faites de rendez-vous de loin en loin, non ce mot va nous conduire dans un voyage d’exploration au cœur des sensualités et des douleurs, de la discipline et des punitions, de l’esthétique et des marques, du fétichisme et de la souffrance, sans bien sûr, et vous savez à quel point cela est important pour moi que vous perdiez la flamme qui brille au fond du regard. Vous allez devoir porter jour et nuit cette tenue de soumise que j’ai dessinée à votre intention, vous n’aurez le droit de la quitter qu’une fois mais pas de la transformer. Je sais que cela ne sera pas facile pour vous, même si vous le désirez car vous ne pouvez tricher.

Monsieur

par Monsieur - publié dans : Les Articles - communauté : Histoires de Soumises
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Mardi 6 janvier 2009
Très Cher Monsieur,

Au début de notre histoire, vous m’avez demandé de vous adresser une lettre de motivation. Une lettre vous exprimant quelles étaient toutes mes motivations pour devenir votre Soumise. Voici un petit passage de cette lettre. Passage que vous n'avez jamais oublié et auquel vous avez à plusieurs reprises fait référence à l’occasion de nos courriers ou de nos rencontres :


« O » et Gwendoline sont deux personnages de fiction qui m’ont depuis longtemps accompagnée dans mes fantasmes. Aujourd’hui je me sens bien plus proche d’elles. Ce sont toutes deux des femmes Soumises.

Gwendoline évolue dans un univers fétichiste aux traits exacerbés : lingerie, talons vertigineux, corsets, avec une connotation Victorienne bien présente.
Elle est jeune, douce et fragile, bien que femme tout respire en elle l’adolescence et la candeur. Dans ses aventures l’on rencontre des hommes, tous Dominants, mais très peu ; elle n’est entourée quasiment que de femmes Dominantes qui peuvent être de ses amies ou de ses ennemies. Mais toutes, amies ou ennemies, la soumette à leurs désirs : contrainte, maintien, douleur et éducation par le Bondage. Elle voudrait être une virtuose de l’évasion, mais l’on comprend bien que ceci n’est qu’une excuse pour assouvir son désir intense d’être contrainte, attachée. Cependant Gwendoline ne connaît pas le sexe, il n’existe pas dans l’univers dans lequel elle évolue, il fait peut être partie de ses désirs intimes, mais ceci, l’histoire ne le dit pas.
Gwendoline, c’est la princesse d’un comte de fées aux allures de Domination, Soumission.



« O » évolue elle aussi dans un univers que l’on peut qualifier de Fétichiste et de très Sexy, mais cet univers est bien moins surréaliste que celui de Gwendoline. Il est presque réaliste.
C’est une femme mure, épanouie, que l’on présume accomplie dans sa vie de femme.
Dans ses aventures elle côtoie aussi bien des femmes que des hommes. Pour certains de ces hommes et de ces femmes elle fait l’objet de tous les désirs. Elle est captive, souvent attachée, soumise à bien des douleurs, et fait aussi l’objet de tous les désirs sexuels, que cela soit de gré ou de force. Elle ne cherche pas à se libérer de cette emprise, au contraire elle s’y abandonne pleinement.
« O », c’est la femme d’un roman où s’entremêlent Sexe, Domination et Soumission.

Aujourd’hui je me sens bien plus proche de Gwendoline mais tout mon être aspire à devenir une Mademoiselle « O ».
Je le deviendrai peut être.


Dites moi mon Cher Monsieur, avec le temps qui est passé depuis que j’ai écrit les quelques phrases précédentes, quelle Soumise suis-je devenue ? Suis-je plus une Mademoiselle « O » ou est ce que je possède encore un peu de la candeur d’une Gwendoline ?
Ce qu’il en est vraiment n’a plus grande importance aujourd'hui, puisque je suis ce que vous désirez :  avant tout votre Soumise, ni Mademoiselle« O », ni Gwendoline, mais bien celle que vous désirez que je sois.
Ceci est une des raisons qui fait que je me tiens à votre entière disposition...

Votre dévouée Demoiselle.
par Mademoiselle S. - publié dans : Correspondance - communauté : Histoires de Soumises
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Mardi 9 décembre 2008
Dans une relation BDSM le processus cérébral est essentiel, à l’image d’une création artistique nous créons nous même nos personnages, nous sommes à la fois auteurs et acteurs. Dans une relation BDSM tout est teinté d’érotisme, les vêtements, les mots, les attitudes les caresses mais aussi ces exhausteurs de goût que sont la douleur et l’humiliation. Une relation BDSM est une relation forte et fusionnelle, elle ne peut exister dans l’indifférence car il faut à chacun une grande capacité d’écoute, pour tenir compte du désir et des limites de l’autre tout en faisant vivre le sien, une relation BDSM implique une grande écoute mutuelle. La responsabilité du dominant est lourde, responsabilité d’animer la relation, responsabilité vis-à-vis de la soumise, puisqu’il se doit de la pousser jusqu’à ses limites réelles sans les dépasser, cette responsabilité implique aussi que le dominant impose une codification stricte des échanges.


On trouve sur beaucoup de sites ces fameux contrats de soumissions, catalogues plus ou moins subtils d’obligations et  d’interdits auxquels les soumis et soumises  sont assujettis. Ces contrats ce m’ont jamais inspiré un grand intérêt et je n’ai jamais demandé à Ma Demoiselle d’en signer un. Est-ce pour autant qu’il n’existe aucune sorte d’obligation, que je n’attende pas d’elle un certain comportement ? Est-ce pour autant que je n’attends pas à ce qu’elle se conforme à son état de soumise en toute occasion ? Non, j’attends d’elle dans tous les actes ordinaires concernant la vie du couple que nous formons comme les actes extraordinaires vécus en séance, bref en toute occasion en ma présence ou non un réel comportement de soumise  sincère.
 
Voici en un minimum de lignes ce que j’attends de ma soumise, de vous Ma Demoiselle.
 
- Montrer en toute occasion votre attachement et le lien fort qui vous uni à moi.
- Accepter en silence d’être humiliée tout en me remerciant de vous porter autant d’attention.
- Endurer la souffrance sans gémir et me remercier de vous la donner avec tant d’application.
- Vous soumettre dans la joie et la bonne humeur au moindre de mes désirs.

 

Comme un tableau chacune de nos séances possède une couleur dominante et une secondaire, le choix de ces couleurs n’est jamais laissé au hasard, il est fait en fonction de l’état de notre relation à l’instant où je décide de vous convoquer. Ce choix  a pour but de vous faire évoluer, de vous guider vers ce supplément de soumission chaque jour nécessaire. Cette fois ci les couleurs dominantes furent douleur et humiliation,  ce choix avait un sens, ce choix avait un but, celui de pouvoir lire votre dernier message et pouvoir jouir du plaisir de le comparer à vos hésitations des jours précédant lorsque vous souhaitiez secrètement que j’annule votre convocation.
En Juin je vous écrivais « Je m’emploierai à faire de ce don précieux un bijou exceptionnel » c’est cet engagement que je poursuis, parfois sur ce chemin difficile le silence est nécessaire pour s’assurer qu’il est possible de faire demi-tour car cet itinéraire  que nous  parcourons  ensemble est  dangereux pour l’un comme pour l’autre. Je veux jouir du plaisir de vous voir progresser dans la soumission, jouir du plaisir de voir la petite garce heureuse de s’effacer devant la soumise que je suis en train de créer, jouir de voir votre esprit marqué par les liens psychologiques que je crée en vous aussi fortement que vos chairs le sont par les cordes avec lesquelles je vous attache.

par Monsieur - publié dans : Les Articles - communauté : Histoires de Soumises
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Jeudi 4 décembre 2008
Très Cher Monsieur,

« Je suis debout, penchée vers l’avant, les mains posées sur une chaise, ma jupe est relevée sur mes fesses. Vous m’expliquez que vous allez me donner quatre coups de Cravache. Que je devrai ensuite vous remercier, et demander encore, mais seulement si je le désire vraiment, car chaque nouvelle série va être plus puissante et douloureuse que les précédentes. Je ne me souviens plus exactement combien de fois je vous ai remercié, combien de fois je vous ai demandé : « Encore s’il vous plait ». Peut être y a t’il eu quatre ou même cinq séries. Lors des dernières, la douleur était si intense, surtout lorsque la Cravache atteignait l’extérieur de mes cuisses.
Alors que je demandais toujours encore, vous m’avez prise dans vos bras pour me réconforter…
Merci mon Cher Monsieur. »

Ceci était le récit d’un petit épisode de notre dernière rencontre. J’ai voulu l'écrire pour illustrer une partie de ce que je vais maintenant raconter.



Vous m’avez écrit :
« Bien connaître vos limites réelles pour vous  faire dépasser vos limites psychologiques. »
Y a-t-il vraiment aujourd’hui des limites qui soient uniquement un blocage de nature psychologique ? Pourquoi ne pas répondre oui à cette question puisque généralement le corps fait et endure ce que l’esprit lui commande. Et puis, comment  lever des limites psychologiques sans qu’il n’y ait de libération ou même de dépassement d’ordre physique ? Peut être suis-je finalement une femme bien trop physique, recherchant une concordance extrêmement (trop) fusionnelle entre l’esprit et le corps.

Je l’écris de nouveau car ceci me paraît être important : la souffrance n’est en elle-même aucun plaisir, et je ne vois pas, malgré déjà une certaine pratique, comment ceci pourrait changer, j’en suis aujourd’hui certaine. La douleur n’est, et ne sera jamais que douleur, c’est ainsi. Le plaisir se trouve dans ce qu'elle procure de manière plus globale : cette descente toujours plus profonde vers le « Subspace », mais tout autant le Don, l’abandon qu'elle représente envers mon Dominant, vous. Cet état m’accorde par moments, non seulement du plaisir, mais également une intense sensation de bien être, alors que je suis attachée, parfois bâillonnée, et tourmentée.  Car bien entendu vous jouez le rôle de tourmenteur, mais sans qu’il n’y ait de blessure profonde, ce qui signifie que vous détenez également le rôle de protecteur. Mon protecteur. En effet il est nécessaire, en séance, que vous me protégiez contre moi-même dans les situations où vous m’accordez un espace de liberté par rapport à ce que j’accepte d’endurer. Après réflexion j’avoue que lors d’une rencontre vous êtes bien seul face à ce défi, je ne joue aucun rôle dans ce sens, en tout cas aucun rôle auquel on puisse accorder un réel et objectif crédit.

Avant que nous débutions nos rencontres, alors que nous tâtonnions en tentant de mettre au point le cadre et les limites de ces rencontres, vous m’aviez bien précisé, que vous ne tolèreriez aucune initiative de ma part.  C’est bien là une notion élémentaire que vous me rappeliez, mais aussi une notion tellement fondamentale pour moi.
Quand vous me donnez un espace de liberté, avec par exemple la possibilité de faire un choix, vous me tourmentez psychologiquement. Tout gain de liberté fait naître en moi de l’angoisse, la peur de mal faire et pire encore la crainte de vous décevoir. Prenons un exemple simple : celui de la fellation. Oui aujourd’hui j’aime ressentir votre sexe s’enfoncer profondément dans ma gorge, oui j’aime le goût du sperme qui se répand dans ma bouche et sur mes lèvres. Mais dans cet exercice, je dispose d’une grande liberté, avec ma bouche, mes lèvres et mes mains, et plus encore, j’estime que je deviens alors la Maîtresse de votre plaisir, de votre jouissance… Vous pouvez imaginer combien détenir un tel pouvoir peut être d’un point de vue psychologique, immensément perturbant pour moi.  

J’aime être Dominée, et avant tout être Dominée physiquement, ceci est aujourd’hui pour moi une évidence, qui est confirmée quand vous dites que  je suis avant tout Masochiste et une adoratrice du Bondage, qui à mes yeux, pousse l’abandon à son paroxysme. Cependant ceci n’exclue absolument pas toute autre forme de pratiques, aussi perturbantes soient elles pour moi. Toutes celles que vous souhaiterez et voudrez bien imaginer pour votre grand plaisir.

Votre dévouée Demoiselle.
par Mademoiselle S. - publié dans : Correspondance - communauté : Histoires de Soumises
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Vendredi 28 novembre 2008

Toutes les bonnes choses de la vie ont une fin, y compris le silence.

Mon silence aura duré quelques mois. Tout de même. Je lui ai dédié un texte, mais j’avoue que celui-ci était assez peu explicatif et plutôt mystérieux. Ce nouveau texte se veut un peu plus explicatif, en tout cas je l’espère. Je souhaiterais également qu’il puisse être interprété comme une excuse, mais aussi un remerciement envers les lecteurs et lectrices qui m’ont aussi incitée à rompre ce silence en postant leurs commentaires sur le texte précédent.

Je construis tous les jours ma vie de femme, et un peu plus tous les jours ma vie de Soumise. J’ai vocation à m’épanouir dans l’une comme dans l’autre, sinon à quoi bon ? Ces deux vies, qui à mon sens se doivent d’être les plus parallèles possibles, ne manquent cependant pas d’influer, parfois même fortement, l’une sur l’autre. Vouloir qu’il en soit autrement, faire tout pour totalement les dissocier relève de la parfaite utopie, j’en suis pour ma part intimement convaincue.  Il y a eu une période où ma vie de femme a trop fortement empiété sur celle de Soumise. Il s’en est donc suivi cette période de silence. Et comme je l’ai déjà écrit, vous savez que le silence est pour moi propice à la réflexion, parfois même un petit peu trop…

Mon Cher Monsieur et moi formons un couple. Cependant nous ne sommes pas ce que l’on appelle un couple conventionnel. Dire que ce couple n’a pas d’avenir relève aujourd’hui de la pure spéculation, mais une chose est certaine, nous sommes un couple sans aucun projet commun d’avenir, excepté dans un seul et unique domaine : celui du BDSM et tout ce que ceci implique. J’ai d’ailleurs cru comprendre que mon Cher Monsieur avait beaucoup de projets pour moi dans ce domaine, et je m’en réjouis.  De plus, nous ne vivons pas cette relation en pointillés, c’est ce qu’il souhaite, et c’est (donc) aussi, ce que je souhaite.
Mais dites moi alors, quel sens donner à cette relation ? Pourquoi la faire vivre ? Le BDSM, à lui seul, justifie t’il toute l’implication psychologique, que en tant que Soumise, je me dois de lui consacrer ? Voila entre autre le genre de questions qui ont pu m’égarer ces derniers mois.

A peine un jour avant notre dernière rencontre mon très Cher Monsieur m’a adressé un message dont une longue et extrêmement touchante phrase se finissait ainsi en parlant de moi :

« … cette petite fille fragile qui a besoin pour exister d'être ma Soumise. »
J’ai trouvé cela très beau mais néanmoins un peu prétentieux de sa part. Depuis il y a eu notre dernière séance, celle d'hier. A peine mon Collier de Soumise passé, mon Cher Monsieur a relevé ma jupe de ville, m’a faite coucher sur ses genoux pour me donner une sévère fessée en me faisant bien comprendre, et répéter, que c’était bien là la place d’une Soumise, d’une Soumise humble… Cette séance m’aura apporté beaucoup, je ne manquerai pas d’en reparler, mais avant tout elle m’a apporté de l’humilité.

L’humilité dont je dois faire preuve à tout moment vis-à-vis de mon Cher Monsieur, pas seulement quand je m’agenouille, et j’avoue  que ceci n’est pas simple pour moi car je me dois de rester humble tout en restant moi-même, pétillante, avec cette lueur dans les yeux.  

J’ai aussi appris à être bien plus humble vis-à-vis de cette relation BDSM dans sa globalité, puisque je réalise qu’elle est bien plus puissante et dangereuse que je ne l’avais imaginé, notamment mais pas seulement, en terme de dépendance et de besoin.

Je me dois aussi d’être humble, car je me suis trompée… Mon Cher Monsieur n’a fait preuve d’aucune prétention, car, oh oui, je me rends compte à quel point aujourd’hui j’ai besoin d’être sa Soumise pour me sentir pleinement exister...

par Mademoiselle S. - publié dans : Le Journal de Mademoiselle - communauté : Histoires de Soumises
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